Le navigateur et le chercheur scientifique ou la quête de l’innovation

Pourquoi construire un coursier des mers en y associant un volet scientifique ?

Pourquoi, dans une épreuve mythique, le navigateur devrait-il s’embarrasser d’éléments supplémentaires, à surveiller, à compléter, à transmettre, quand la navigation, à elle seule, exige une concentration de chaque instant ?

Pourquoi donc construire Rivages, le futur nouveau bateau de Bernard Stamm, en étroite collaboration avec la prestigieuse Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, ainsi qu’avec d’autres institutions scientifiques européennes, comme Océanopolis, à Brest ?

Cet accompagnement scientifique, les trois hommes qui sont à l’origine du projet de Rivages, Pierre Landolt, Président de la Fondation de Famille Sandoz, Bertrand Cardis, patron du chantier Décision SA et Bernard Stamm, le navigateur, l’ont voulu. Ils ont voulu que lors du Vendée Globe, en 2012, Bernard Stamm moissonne des informations précieuses et significatives pour la compréhension des phénomènes océanographiques, donnant ainsi une mission scientifique à ce projet d’envergure.

Devrait alors émerger un protocole scientifique permettant de rassembler diverses données, photos et messages  sur l’environnement traversé durant ces mois de navigation.
C’est ainsi que, depuis plusieurs mois, outre les équipes du chantier Décision et leur grand savoir-faire, des scientifiques et des chercheurs travaillent en laboratoire, par exemple, autour de questions d’optimisation des systèmes énergétiques qui permettront au bateau de ne pas laisser d’autres traces que sa traînée. D’autres travaillent, quant à eux, sur les structures et matériaux, ou sur les possibilités offertes par l’imagerie vidéo pour effectuer des mesures sur les éléments critiques tels que les voiles et la quille. Enfin, tout le processus de construction du bateau fait l’objet d’une étude de type analyse cycle de vie,(ACV), véritable éco-bilan mené sur le projet qui permettra d’évaluer l’impact final de cette construction sur le changement climatique en tonnes équivalent CO2.(CO2eq). Ces émissions résiduelles, inévitables, feront l’objet de compensation par le financement de projets de développement durable.

Depuis des mois donc, le meilleur de la technologie est au rendez-vous, accompagné d’une certaine vision du monde, au cœur de laquelle la durabilité s’inscrit comme une valeur prioritaire.